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Plantations sous serre

Depuis le 15 avril les plants de tomates, aubergines et poivrons n’attendaient qu’une chose : être mis en terre. C’est désormais chose faite !

Mais voilà, il ne suffisait pas d’avoir les serres montées. Le sol devait encore ressuyer pour être travaillé ; il fallait mettre en place les portes de serres, puis l’irrigation. Bref ce fut encore une bonne semaine de travail… Mais le premier mai, voici à quoi ressemblait enfin les serres :

Serre-tunnel de 5 m de large avec goutte-à-goutte

Oui, d’accord il n’y a que le goutte-à-goutte mis, mais c’est déjà un début. Il y a trois goutte-à-goutte par planche. La reprise doit se faire dans un sol bien humide, mais ensuite, quand les racines sont bien développées, le goutte-à-goutte du milieu est coupé.

Serre-tunnel avec paillage plastique

Petit tour de dérouleuse à plastique et voilà à quoi ça ressemble. Et là c’est presque le drame : en effet, nous avions prévu 3 planches, mais le tracteur ne va pas pouvoir passer au milieu au risque d’écraser le plastique mis sur les bords…

Comment faire ? Heureusement que notre (super) maraîcher a déjà lu pleins de bouquins, et connaît donc un tas de technique. Il choisit donc de mettre la bâche tissée qui était prévue pour les allées jusqu’au centre de la serre, et de planter les tomates et les aubergines sur un seul rang, à 25 cm d’écart au lieu de 50 en faisant partir un plant sur 2 à droite et les autres à gauche. Ainsi on évite d’avoir trop de désherbage, mais on peut mettre autant de plants. Voyons le bon côté des choses, ça fera un test pour les prochaines années. Et puis André prend note, à compter de maintenant sous serre il n’y aura plus que 2 planches, comme ça moins de stress quand il faudra passer au tracteur, et peut être à terme une petite bande fleurie sur le bord…

C’est parti pour une grosse journée de travail !

serres

Les aubergines sont envahies de pucerons, donc avant de planter et afin de limiter les dégâts, on essaie de les écraser… Cela permettra de gagner quelques jours avant un éventuel recours à la lutte biologique. Bon, là elles font un peu la tête, mais c’est qu’elles ne sont pas encore tuteurées, et il faut le temps de se remettre de cette plantation.

Place au tuteurage. Vous l’aurez peut être remarqué, les barres de culture sont un peu hautes : plus de 2,50 m. Comment les atteindre ? Avec un escabeau ? Mais il faudrait alors : tuteurer un plant (deux si on arrive à allonger le bras), puis descendre, l’avancer de quelques centimètres et recommencer… Quelle galère ! Pourquoi ne pas utiliser des échasses ? C’est ce qui paraîtrait le plus simple à première vue, mais on n’a jamais vu ça chez les collègues, il y a sans doute une raison ! J’avais quand même réussi à convaincre André d’acheter des échasses de plaquistes, et les essais à la maison étaient plutôt encourageants. Ce fut donc le test.

Serres

Petite ficelle dans le passant de la ceinture pour être autonome et c’est parti ! Pendant qu’André noue la ficelle en haut, des petites mains s’affaire à mettre en place le clip à tomate et à faire le premier tuteurage. Pour les tomates, c’est un peu différent. On place sur le fil de fer un crochet sur lequel est la ficelle est enroulée. Il faut donc dérouler la bonne longueur de ficelle, puis donner le crochet à André qui n’a plus qu’à le suspendre. L’avantage, c’est que lorsque les tomates vont atteindre les barres de culture, on pourra facilement − en remettant les échasses tout de même − donner du mou à la ficelle et ainsi abaisser le pied de tomate en le tuteurant en diagonale. De cette façon, les tomates n’arrivent jamais en haut de serre et on peut espérer avoir des pieds de 8 mètres ! Bon, on peut toujours rêver…

Serres

Voilà ce que ça donne une fois les ficelles bien accrochées. Pour les poivrons, pas de tuteurage, mais un palissage. Il s’agit de tendre une ficelle de chaque côté du pied, comme ça il ne peut pas verser d’un côté ou de l’autre, et comme le poivron est moins haut que les aubergines ou les tomates, ça suffira.

C’est planté, il n’y a plus qu’à espérer que ça pousse tout seul ! On espère avoir les premières tomates vers la mi-juillet, car il faut reconnaître qu’on plante avec un mois et demi de retard. Les prochains articles vous raconteront les aventures des tomates !