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Plantation d’avril en plein champs

C’est parti pour un petit tour des jardins mi-avril afin de vous montrer où en sont les plantations, et un peu le travail du sol (mais ça c’est plus la partie d’André).

Commençons par le jardin A où un engrais vert avait été semé assez tôt à l’automne. André était passé il y a quelques semaines pour le détruire, il avait passé la buteuse pour l’enfouir un peu, et nous attendions la pluie qui devait aider à la décomposition. Sauf que depuis 2 mois, rien, pas une goutte ! Obligé d’arroser, si c’est pas du travail en plus… Bon après pas de stress non plus car ici il y aura les poireaux, donc plantation autour du 10 juillet, ça laisse le temps de se décomposer encore, puis de faire plein des faux-semis pour éviter de trop désherber.

Butte

Ensuite en avançant c’est les premières laitues et betteraves encore sous P30 qui nous accueillent. Bon j’avoue on ne voit pas grand-chose, mais heureusement pour vous le vent ne cesse de souffler et donc par endroit le P30 laisse découvrir quelques salades. Démarrage un peu long, mais en les comparant aux séries 2 et 3 je vous assure qu’il y a une différence. Celles-ci commencent presque à pommer.

Salade

Juste après, encore bien au chaud sous P30, les premiers radis. Regardez-moi ces petits fils tout fins qui bientôt deviendront de beaux radis prêts à être manger. Le 2e semis est lui juste en train de lever.

Radis

Juste à côté, les oignons. Eux sont costauds, ils supportent le gel, donc pas besoin de s’embêter avec du P30. Là c’est vraiment des petits oignons blancs à récolter très jeunes. Pour la plantation d’oignon de conservation il faudra repasser au 15 mai.

Rouleau

Vous devez vous demander quel est cet engin de torture posé juste devant la planche. C’est un rouleau micro-perforeur. Vous n’êtes pas plus avancé⋅es ? Je vous explique le principe. C’est un rouleau sur lequel il y a 252 (soyons précis) petits picots. Juste avant de planter, nous passons ce rouleau sur le plastique et cela fait alors plein de tout petits trous. Pour laisser passer les mauvaises herbes ? Nous n’espérons pas, mais c’est quand même ma crainte, surtout que je sais qui s’occupe du désherbage manuel en général… C’est pour laisser passer l’eau.

En effet, c’est bien pratique le plastique pour s’éviter le désherbage, mais ça ne laisse pas passer l’eau. L’année dernière nous avions, surtout en été, des problèmes au niveau de la reprise. C’est à dire qu’après plantation les plants sont fragiles, ils n’ont pas encore de racines bien développées, donc ils ont besoin d’avoir de l’eau tout près. André espère donc que grâce à son rouleau, la planche entière sera bien humide, et la reprise ainsi facilitée.

Nous voici arrivé aux fèves. Certes, elles sont bien hautes et belles, mais pour le moment très très peu de gousses. Nous sommes quand même assez inquiets car selon le planning, nous aurions dû commencer la récolte cette semaine. Affaire à suivre, et surtout à comprendre.

Fèves

Voici les tunnels nantais (ou chenilles) sous lesquels il y a… les melons ! Plantés début avril, ils n’ont pas beaucoup apprécié les matinées bien froides, et s’ils ne sont pas morts (ce qui est déjà un bon point), ils ne se sont pas beaucoup développés pour autant. Pour éviter le désherbage, vous remarquerez la bâche tissée dans les allées. Nous avons aussi testé le plastique marron. Normalement c’est mieux pour le melon, car celui-ci réchauffe plus rapidement le sol.

Tomates

Pour finir, voici donc notre activité de ce samedi : la plantation des melons. Dans un premier temps ils sont déposés délicatement à côté du trou (mes jambes sentent alors toutes ces flexions), puis nous passons les planter. Comme nous progressons d’année en année, nous avions arrosé le matin, donc le sol était bien meuble et la plantation hyper facile. Il suffisait d’appuyer le plan qui faisait son petit nid tout seul. Nous les arrosons avec 2 goutte-à-gouttes, l’un qui est mis très proche du plan, et qui sera dans la saison espacé, et l’autre déjà espacé. Une fois planté, obligation de terrer : cela signifie mettre une pelletée de terre juste au niveau du trou de plantation afin d’éviter qu’avec le vent le plant frotte le plastique jusqu’à casser.

Plants

Nous avons ensuite désespérément attendu la fin du vent, qui n’est jamais arrivée, pour mettre en place les tunnels nantais. Bon, on ne va pas mentir, la bâche à un peu volé, mais rien de catastrophique. Espérons que ces melons seront réussis car si vous regardez bien la photo, vous voyez encore 2 planches avec du plastique marron, donc prêtes à accueillir les prochains melons. Plus loin ce sera pour les tomates et aubergines plein champ à planter début juin. Admirez l’avance qu’André à pris pour avoir du temps pour souder et monter un nouvel outil ! Mais chuuuut… C’est un secret !

Author

Diane

Prof de maths maraichère