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Montage des serres

Si vous vous souvenez bien, en janvier, nous avions démonté les serres. Un chantier encore plus important nous attendait en ce début d’année : monter les serres !

Nous savions que le chantier montage de serre prendrait du temps, et nous savions aussi qu’au 15 avril les plants de tomates, aubergines, poivrons arrivaient. Tout doucement, nous avons commencé par délimiter leur emplacement, puis début avril nous avons commencé à déplacer tous les pièces dont nous aurions besoin. Comme nous changeons la longueur des serres, il fallait vérifier le nombre d’arceaux dont nous disposions. La serre à matériel et la serre à plants feront donc un peu moins de 30 mètres.

André voulait pouvoir passer avec son gros tracteur sous les serres, il fallait donc les rehausser (merci à Paulie qui nous a donné l’idée !). Nous avons aussi mis les barres de culture pour deux serres. Ce fut un petit chantier par une belle journée !

serre

Pour installer les arceaux, il faut les poser sur des amarres qui sont vissées dans le sol. Et pour visser ces amarres il faut une visseuse hydraulique… et c’est là que le drame arrive. André pensait pouvoir emprunter une visseuse à un agriculteur, qui malheureusement l’avait vendu il y a tout juste quelques mois. Mais alors où trouver une visseuse ? Là ce fut le début d’une longue recherche. Et puis vendredi, tout s’accélère. Un copain agriculteur arrive vendredi matin en nous disant qu’aujourd’hui on met les amarres, et nous sort sa petite tarière thermique. Il essaye une amarre, deux… et abandonne (on a « juste » 200 amarres à mettre). Il décide d’aller chercher une tarière chez lui pour faire des pré-trous, et là miracle, un coup de téléphone pour nous dire qu’on peut aller chercher une visseuse hydraulique. Pour voir à quoi ressemble une visseuse hydraulique, regardez la photo de l’article.

Un petit souci d’embout, mais grâce aux connaissances d’André en bricolage, ce fut vite réglé !

Montage des serres

Une première équipe positionnait les amarres tous les 1,50 mètres, et une deuxième équipe les enfonçaient grâce à la visseuse hydraulique. Avec les cailloux ce n’est pas toujours évident, comme les amarres ont déjà été utilisées, certaines sont un peu tordues, l’attaque est un peu abimée, mais aussi incroyable que cela puisse paraitre après une journée certes pluvieuse, les 200 amarres (sauf 9) sont dans le sol !

Ensuite, il faut positionner la bâche tissée en faisant un trou au chalumeau. Pourquoi de la bâche tissée ? Les bords de serres sont un endroit impossible à désherber au tracteur, puisqu’il ne faudrait pas se prendre l’outil ou les roues dans les amarres. Désherber à la main, avec toutes les ronces qui poussent ici, on l’a déjà fait, et c’est épuisant ! Pour que la bâche tienne en place, il faut positionner des agrafes à intervalles réguliers.

Et là, enfin, on peut positionner les arceaux, et tout de suite, le paysage change, on a l’impression d’avoir vraiment bien avancé !

Montage des serres

Le chantier suivant, est de loin le plus pénible, je pense, c’est de mettre les entretoises. Alors qu’est-ce qu’une entretoise ? C’est une barre qui relie tous les arceaux entre eux, parce que sinon ça bouge ! Il faut donc être sur une échelle qui tangue dans la gadoue, puisque la pluie ne s’arrête pas ! Et ensuite tout se fait à bout de bras, et évidemment ça ne rentre pas tout seul, il faut donner le coup de marteau adéquat, visser ou dévisser les cavaliers… Bref, hyper fatiguant !

Aller dernière grosse étape (oui parce qu’il y a encore des renforts à mettre, l’irrigation…) : mettre les bâches de serre. Vous allez me dire, on a le temps… Sauf que la pluie s’annonce de façon considérable. Le but étant de planter rapidement, la pluie, un peu ça va, mais trop non ! Dans l’urgence, le chantier est fixé à dimanche matin.

Nous voilà donc une petite dizaine de volontaires agricultureur⋅ices à affronter la pluie, le vent et le confinement pour mettre les bâches sur les deux serres qui doivent être mises en culture de façon urgente. J’ai oublié, avant de mettre les bâches, on a dû mettre ce qu’on appelle une bavette. On s’est aperçu, en faisant des calculs, que la bâche qu’André avait reçue était légèrement trop courte. Vous imaginez bien que des plants ayant les pieds dans les courants d’air ne vont pas bien pousser. L’idée, c’est de mettre une bâche sur les 50 premiers centimètres. Sur la photo ci-dessous, vous pouvez la voir car elle est de couleur boue. Puisqu’on les a taillée dans de la bâche réutilisée… Et voici donc le résultat à la fin de la journée ! Le terrain commence à prendre forme !

Serres montées

Ce qui nous inquiète plus dorénavant, c’est la pluie annoncée pour les prochains jours.