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L’été est vraiment fini !

Dans le dernier billet, je vous parlais des fins de culture, et j’ai donc décidé de vous présenter le travail qu’il y a derrière la fin d’une culture. J’ai choisi les poivrons, puisque c’était la dernière culture d’été que nous avions au champs.

Voici donc à quoi les deux planches ressemblaient ce mercredi matin en arrivant au terrain. André avait fait la dernière récolte lundi. La première étape est donc d’enlever tout ce qui n’est pas compostable : les ficelles, les quelques clips et les piquets de vigne. Armé de nos couteaux bien affutés, nous voici parti à couper les ficelles.

poivron

Tinlin ! C’est joli toutes ces ficelles d’un mètre cinquante. On les garde car elles pourront servir à lier des agrafes, des bâches, des filets… Ensuite il faut enlever les piquets de vigne. Heureusement, le sol était humide, donc dans l’ensemble ils s’enlevaient assez bien. Le tracteur fut alors bien utile pour transporter les piquets sous le tunnel de stockage.

poivron

Ça fait un peu vide, non ? Les pieds sont restés assez petits, mais ils ont bien donné. À droite, nous avions une variété qui donnait des poivrons verts qui viraient au rouge et à gauche des poivrons blancs-jaune qui viraient à l’orange. Enfin l’année prochaine, André ne ferra plus de poivrons, car un collègue est capable d’approvisionner la boutique en quantité. En échange il ferra plus de melons ! Chouette, on pourra refaire de la glace et de la confiture.

Maintenant il faut enlever les pieds de poivron, puisqu’André veut semer un couvert végétal le plus vite possible. Alors les poivrons ça va, nous pouvons les arracher, même si quelques pieds résistent un peu. Pour les aubergines, les racines sont trop importantes, et donc dans ce cas, nous les coupons à la base.

poivron

Une fois que tout est arraché, le tracteur se révèle à nouveau être d’une précieuse aide pour évacuer les plants sur le tas de compost. Il ne reste plus que le plastique à enlever. Pour certaines cultures, on utilise du plastique biodégradable, donc André peut passer directement avec le tracteur, mais pour les cultures longues, impossible. D’ailleurs André n’est pas enthousiasmé par le plastique biodégradable car il est cher, et au final il n’est pas tant dégradé que ça en fin de culture. Donc l’année prochaine, sans doute que nous mettrons que du paillage plastique classique et il faudra donc prendre l’habitude de l’enlever. Une souleveuse à plastique adaptée à la barre porte-outils sera sans doute construite à cet effet…

poivron

Une fois le plastique enlevé, il reste la chasse aux limaces ! C’est qu’il fait chaud et humide, donc c’est vraiment le lieux idéal. On enlève aussi les plus grandes ronces, car là André veut semer très vite derrière, donc il faut que la planche soit la plus propre possible.

Regardez-moi cette constitution de la terre….

poivron

Dernière étape… le tracteur ! André passe le vibroplanche, qui fait un travail assez superficiel. Il est passé deux fois, et quelques jours après, nous avons semé le couvert végétal. Pour le moment, ça n’a pas encore levé, alors je ne peux pas vous montrer ce magnifique couvert !

poivron

Je pense donc qu’il nous aura fallu 3 petites heures pour enlever tout ça.

Author

Diane

Prof de maths maraichère