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Plantation des poireaux

Une des grosses plantations de l’année : 14 planches de poireaux, soit un peu moins de 9000 poireaux. Une première pour nous, avec son lot de galères !

Afin de pouvoir fournir des poireaux en quantité raisonnable à notre magasin, nous avions décidé, en concertation avec les autres maraichers de la boutique, de planter cette année 14 planches, soit près de 9000 poireaux. Il était bien entendu hors de question de planter tout cela à la main, et nous avions l’intention d’emprunter la planteuse Super Prefer de nos collègues de Montolieu. Hélas, ces derniers n’étaient pas sûrs de pouvoir nous la prêter à temps : notre fournisseur de plants étant le même, les poireaux arrivent en même temps ! Et ils sont eux-même en installation… Nous avons donc, dans l’urgence, cherché une planteuse d’occasion. Et l’avons trouvé chez un autre collègue de Montolieu, qui l’avait oubliée ! Ni une, ni deux, il nous la ramena « dans son jus ». Autrement dit, avec son lot de soucis.

Serre-tunnel avec paillage plastique

Premier soucis. La planteuse était prévue pour trois rangs. Il y avait donc trois sièges, et donc trois modules accueillant ces sièges. Il ne restait plus que deux sièges, mais écartés de 75 cm. Or, nos planches font 120 cm, les deux rangs de plantation doivent donc être écartés de 60 cm. Mais pour les rapprocher, il a fallu enlever le module du milieu. Le module est lié au châssis de la planteuse par un tube qui coulisse le long d’un axe entraîné par les roues de la planteuse. Il a donc fallu sortir cet axe, sortir un module latéral, puis le module central, et tout remonter… Facile, non ? En théorie oui, mais il nous a fallu près de 2 jours pour y arriver !

Deuxième soucis. Les disques distributeurs sont entraînés par l’axe des roues grâce à un mécanisme constitué de pignons, chaîne et engrenages… tous grippés, évidemment. Il a donc fallu dégripper et graisser toutes les pièces nécessaires. Encore un jour et demi de travail !

Troisième soucis. Une fois remise en état, la planteuse a pû enfin retourner dans son milieu naturel : le champs. Mais il a fallu lui réapprendre à planter correctement : bien ouvrir le sillon (ni trop tôt, ni trop tard), à la bonne profondeur, et à lâcher les plants au bon moment (ni trop, ni trop tard). La « vieille » ayant deux fois notre âge, il a fallu lui expliquer tout ça pendant quatre heures ! Et massacrer quelques plants de poireaux au passage.

Ces derniers ont pendant ce temps patienté pendant quelques jours bien au frais, au frigo. Et puis le jour J est arrivé…

Plantation poireaux

Et tout s’est bien passé !

Poireaux plantés

Si bien que le lendemain, nous avons « osé » planter les choux avec la même planteuse. Dorénavant habitués aux galères de l’installation, nous ne pensions pas que ça marcherait du premier coup. Mais parfois les choses se passent mieux que prévu…

Choux plantés